A quai à Reykjavik

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Voilà notre Christophe arrivé à bon port à Reykjavík en Islande.

Après le traditionnel repos à l’hôtel et l’étape restauration, Christophe s’est attelé à préparer l’étape suivante afin de gagner  Qaqortoq au Groenland.

Searout’ confirme une grosse dépression au Cap Farewell, avec beaucoup de vent de Nord, ce qui a tendance à éparpiller les icebergs et par conséquent augmenter sensiblement les risques de collision.

Ce qu’il faut savoir sur cette future navigation est que Christophe doit certes avoir une belle fenêtre météo pour minimum 3 jours mais aussi anticiper son départ du Groenland. Cela signifie qu’une belle fenêtre météo à 7j est nécessaire et pour les prévisions météo, on le sait tous, ce n’est pas évident.

Dans l’attente du départ, Christophe se fait livrer comme prévu le carburant par camion, il a totalement rempli les deux réservoirs, à savoir 1 009 l en plus!

Le nouveau point météo ne permet toujours pas de prendre la mer, pas plus que les prévisions du mercredi.

Il faut prendre des décisions et Christophe préfère jouer la sagesse. Il se met donc en « pause » en attendant une situation plus clémente sur Qaqortoq.

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Et, notre aventurier choisit l’option de revenir en France mais se tient prêt à prendre un vol et à poursuivre l’aventure vers New-York! Le bateau est amarré à quai solidement, les batteries continuent à fonctionner avec l’adjonction d’une prise de quai….. Dès que possible, Christophe revient à Reykjavík, enfile sa combinaison de survie, tourne la clé, et s’en ira vers le pays des icebergs.

« Chers amis, chers partenaires.
Comme vous l’avez constaté le bateau est bloqué à Reykjavik. La météo à une semaine étant toujours trop compliquée, je l’ai bien garé et attaché dans la marina, avec un chargeur branché sur les batteries, prêt à repartir à tout instant.
Ceci n’est qu’une pause dans le parcours ! J’entends bien continuer l'<Aventure Réfléchie> dès que les conditions le permettront, avec quelques petites améliorations de parcours … je vous en reparlerai.
A très bientôt,
Christophe
« 

Une pause et non une fin!!!!!

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Au fil des miles, au port de Reykjavik

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Mardi matin :

Point avec le routeur météo : pas bon ;-(

Grosse dégradation au Cap Farewell, avec du vent qui éparpille les glaçons, obligé de faire un détour d’où problème d’autonomie potentiel .. Je referai le point ce soir, mais ca sent le roussi …

J’appelle la société qui livre l’essence à quai pour faire le plein : au moins je ne vais pas galérer ! Après environ 1h30 d’attente, pendant laquelle j’en ai profité pour visiter le Harpa – superbe, un gros camion conduit par une ukrainienne arrive. L’angoisse se lit sur son visage : est-ce que le pistolet maousse costaud qu’elle me présente va rentrer dans mon nable de réservoir ?? Oui, de justesse ! Ouf. Par contre attention, ce n’est pas un pistolet automatique qui s’arrête quand c’est plein : ça déborde ! J’y vais molo car je sens que si j’appuie à fond ça doit débiter 10 litres à la seconde ! Après un bon quart d’heure, les 2 réservoirs sont archi pleins : 1009 litres à 1,50€ .. je vous laisse faire le calcul : sympas non !!

Puis Philippe, mon guide local, se met à ma disposition pour aller faire quelques courses indispensables avant cette nouvelle et complexe étape : sympa non !!

Le soir je refais un point météo : toujours pas bon. Le problème est que je pourrai bien partir de Reykjavik car les conditions sont correctes, mais ce n’est pas le cas 48h plus tard à l’arrivée à Qaqortoq … Je décide de ne pas partir mercredi matin comme initialement prévu. Je ferai le point pour savoir si il y a une autre fenêtre favorable dans les jours proches …

J’en profite pour inviter Rakel et Philippe à manger un « Fish & Chips » … c’est la moindre des choses : sympa non !!

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Mercredi matin :

Dernier point météo. Pas de fenêtre favorable dans les jours proches. Au mieux, je pourrai éventuellement partir dimanche … mais avec des incertitudes quand même car on est à + d’une semaine de prévision !

Je décide donc de temporiser. Je vais garer le bateau correctement dans la marina après avoir vu le chef. Je vais acheter une prise de quai, une rallonge et un chargeur pour laisser les batteries en charge (surtout à cause de la pompe de cale) : 20 mn à pied pour aller chez Byko (le Casto local). Je demande un chargeur au vendeur. Il me propose un poste à souder. Je lui demande une prise de quai (bleue). Il me propose une multi-prise. Sympa non !! Je m’adresse à un autre vendeur : je récupère tout ce que je voulais. Sympa non !!

Retour au bateau, amarrage double, rangement et branchement : tout est nickel.

La douane m’a laissé un petit mot sur le bateau : je dois les appeler. Je m’exécute. 10 minutes plus tard, 2 beaux douaniers Islandais arrivent et rigolent bien en voyant le bateau … car petit ou gros c’est la même procédure d’arrivée : résultat on a rempli 7 formulaires ! Liste des marchandises/animaux à bord, liste des passagers, origine, destination, dimension et tonnage, tonnes de fuel à bord … sympa non !!

La journée est passée vite ! J’achète mon billet WOW (c’est le nom de la compagnie low cost Islandaise) pour le lendemain matin : 105€ le billet pour Paris, sympa non !! J’ai pour plus cher de billet de train pour aller à Bordeaux … va comprendre …

Re-dîner chez Rakel et Philippe : super sympa non !!

Et en plus ils me prêtent un studio en plein centre à pied pour passer ma dernière et courte nuit, car lever à 3h00 pour choper le vol de 6h00 pour Paris : re-super sympa non !!

Là je suis dans l’avion en train d’écrire ces lignes. Mais je vais m’assoupir bientôt car la nuit a été (très) courte.

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Pays superbe, accueil superbe, paysages superbes, bouffe superbe, Islandaises superbes : n’hésitez pas à visiter l’Islande, vous ne serez pas déçus !!!

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Au fil des miles, Torshavn – > Reykjavik

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Torshavn – Reykjavik

Après plusieurs contacts avec mon routeur, je décide de partir de Tórshavn dimanche soir, car les conditions vont s’améliorer pour mon arrivée en Islande. Youpii

Sur ce, je décide de me faire un bon gueulet.. un bon repas avant de décoller. Sauf que dimanche soir à Tórshavn .. ben c’est mort ! J’avais repéré un resto genre Steak House près de l’embarcadère des ferries. Je décide d’y aller. Chouette, il est ouvert. A l’intérieur, 40 places assises, 3 clients en train de manger. Sauf que la gentille demoiselle me dit que tout est réservé … bizarre. Je me rabats sur le dernier endroit ouvert, un fast food hamburger à côté. Je commande. J’attends. Je suis servi. Pas mauvais ! Heureusement. Par acquis de conscience je retourne (environ 3/4h plus tard) au resto où je m’étais fait jeté : toujours que 3 clients … J’ai vraiment l’impression que c’est à la gueule du client dans ce pays de me… Franchement je ne m’attendais pas à un tel accueil suspicieux voire désagréable.

Je retourne au bateau. Je m’équipe sérieux, surtout que je pars juste avant la nuit = combinaison de survie pour la première fois. Au départ .. on a beaucoup trop chaud ! Ca fait un peu sauna là-dedans ! Mais à la longue, cela s’avérera très utile et confortable (chaud).

Je lève l’ancre. Enfin je défais mes amarres. Tout le monde me regarde toujours de manière suspecte .. content de partir de cet endroit.

La sortie des iles est compliquée : il y a beaucoup de courants dans tous les sens, un peu comme au raz de Sein : on est bousculé ! et les vagues sont encore dans tous les sens aussi. Difficile de tenir une bonne vitesse ..

Environ 2 heures après le départ, je récupère les conditions prévues, c’est-à-dire une houle de ¾ arrière, pas trop grosse. C’est plus confortable ! D’autant que les fonds augmentent .. jusqu’à 1600m ! Ce qui fait que la nav est à peu près tranquille. Même pas de bateaux de pêche !

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Dans la matinée, je croise un navire, très gros, gris, sans AIS : en fait c’est un gros bateau militaire. On se croise pas très loin. La vue de profil ne fait aucun doute ! Et en plus il laisse une trace radar très faible : ils sont forts !

Environ 1 h avant de passer devant les Iles Westmann, les gardes cotes Islandais m’appellent à la radio : ils veulent savoir d’où je viens, ou je vais, et mon N° de passeport. Je m’exécute !

Au départ je voulais faire un détour par les iles Westmann juste pour filmer l’entrée, entre 2 falaises, comme dans les films … mais je n’ai pas le courage. Je n’ai qu’une envie : arriver.

D’ailleurs, juste après les iles, la mer devient plate .. comme jamais je ne l’ai eue jusqu’à présent : gazzzzzzz ! Il reste 3h30 jusqu’à Reykjavik : j’ai du faire plus de 2 heures à 27 nds, avec des pointes à 30 nds !

Lundi soir :

Arrivée au port : je vais au fond à droite : que des bateaux de pêche, ca ne doit pas être là. En fait la marina est à l’entrée à gauche je ne l’avais pas vue. Il faut dire qu’il doit y avoir moins de 20 voiliers : c’est petit comme marina !

J’avance vers le quai et j’entends : « vas-y c’est bon là » . Pas mal comme accueil ! En fait, Philippe (c’est son prénom), lui-même navigateur à voile partout dans le monde, avait découvert le projet sur internet, s’était connecté sur le site, avait vu le parcours en temps réel et savait forcément que j’arrivais bientôt, donc il est venu m’accueillir : sympa non !!

A peine arrivé et débarqué (j’en ai oublié les clefs sur le bateau toute la nuit) Philippe et sa compagne Islandaise Rakel et leurs 2 chiens me proposent de m’héberger : sympa non !!

En fait, comme il y a un hôtel juste devant la marina et que j’ai tout un bordel à transporter (on enlève pas une combinaison de survie comme ça ..) ils m’aident à porter mes affaires jusqu’à l’hôtel pour voir s’il reste une chambre : sympa non !!

A l’hôtel, sans rire, le gars à l’accueil est français : sympa non !!

Et coup de bol, il ne reste plus qu’une seule chambre avec vue sur la marina : sympa non !!

Du coup je m’installe, douche chaude, connexion internet pour rapatrier les photos et vidéos … etc …

Puis dîner chez Rakel et Philippe, dans leur charmante petite maison en plein cœur de Reykjavik, pas loin de l’hôtel à pied, à 2 pas de LA rue principale de la ville : super sympa non !!

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La suite ici Le blog au port de Reykjavik

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Etape 5, Torshavn -> Reykjavik

Etape 5

Pour cette 5ème étape reliant Tórshavn à Reykjavik en Islande, Searout’ a donné son aval pour partir dimanche soir, avec des conditions allant vers une amélioration.

Avant de quitter, il faut bien sûr penser à se restaurer mais, visiblement, Christophe n’était vraiment pas le bienvenu aux Iles Féroé; sans doute ont-il pensé qu’il était proche d’une mouvance en relation avec la protection des dauphins. Un restaurant lui a refusé l’entrée au faux prétexte qu’ils étaient complets avec 3 clients.

Ce passage à Tórshavn laisse un goût amer à Christophe et le conforte dans son choix initial qui était d’essayer d’aller directement en Islande sans stopper dans ce pays à la culture moyenâgeuse vis à vis des mammifères marins.

Pour cette navigation, 490 mn, Christophe s’équipe de sa combinaison de survie, surtout pour garder le corps à une bonne température.

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Dès la sortie du port ça bouge dans tous les sens, dans le même esprit que le Raz de Sein, Bellavista navigue à faible allure.

Puis, le routeur avait vu juste avec une houle de 3/4 arrière, les fonds augmentent à  – 1 600 m, la navigation devient très calme.

Peu de monde sur l’eau si ce n’est un gros bateau gris sans signal AIS, des militaires par conséquent, ne laissant juste qu’une très faible trace au radar.

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A l’approche des Iles Westmann, les gardes côtes font leur job en interpellant Christophe à la vhf pour une vérification de routine.

Pas de passage finalement par le port de Vestmannaeyjabaer, notre aventurier préfère rejoindre directement Reykjavik.

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La mer devient parfaite et permet de naviguer plus de 2h durant à 27 nœuds sans altérer le rendement.

La douceur de vie Islandaise se fait sentir!

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D’autres infos: Le blog Torshavn -> Reykjavik

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Au fil des miles, route vers Thorshavn

Départ de Kirkwall
Kirkwall – Tórshavn

Départ à 19h00 de Kirkwall

Les quelques personnes qui étaient sur la Marina et avec qui j’avais pu discuté un peu sont là pour m’encourager. Y compris un yacht anglais de + de 15m, ultra-moderne et ultra joli, avec plein de filles à bord qui écoutent la musique fort … un peu détonnant dans l’endroit !

J’avais discuté la veille avec le boss, un trader de la city, qui avait conclu « il y a que les français qui sont assez fous pour faire ça » … et que j’avais des « big balls » en mimant (très classe) … j’en parlerai à ma douce …

Comme l’avait prévu mon routeur météo, le vent est complètement tombé ;-)) Résultat mer parfaite. Possibilité de maintenir les 21 nds sans taper ..

La nuit tombe assez vite, la houle de ¾ arrière est assez agréable avec des variations de vitesse de 18 à 24 nds en surf ..

20h30 : dîner – grâtin dauphinois

20H35 : premiers dauphins – même pas le temps de manger !

La vitesse monte à 23nds … cool

21h30 : appel radio « BellaVista – BellaVista » sur le 16. Puis passage sur le 08. Un gros bateau de pêche tire un GROS filet et veut que je me déroute un peu pour pas me prendre l’hélice dedans. Devant son fort accent russe, j’ai renoncé à lui expliquer que j’avais un tirant d’eau de 40 cm avec mon hélice … Lol

Je me déroute un peu (vous avez dû le voir sur le tracking) puis je reprends ma route après qu’il m’ait donné le feu vert.

Ce coin est plein de plateforme pétrolière ! Je les vois de loin, avec toutes leurs lumières et leurs torchères. Et en plus ça pue : J’ai l’impression de traverser une zone industrielle de chimie ;-(

Peu de temps après je suis de nouveau appelé sur le 16 « BellaVista – BellaVista ». C’est marrant d’entendre ça sur la VHF 😉

C’est un bateau Danois d’exploration pétrolière qui tracte un engin de 1 km de large ( ! ) pour détecter les nappes de pétrole. Je me déroute de nouveau un peu. Puis j’ai le feu vert pour reprendre ma route.

Fait pas chaud ! Je carbure au café chaud régulièrement …

La houle grossit un peu, mais ça passe encore. Je tiens les 20 nds, mais c’est juste. Et le pilote auto travaille sans arrêt et réagit bien en fin de surf quand je me suis fais embarquer. Ce serait impossible (physiquement) de faire la traversée sans pilote auto !

Je viens de m’apercevoir que mon feu vert ne fonctionne plus. En touchant le fil d’alimentation ça se rallume un peu. Bizarre. Je regarderai, mais je pense que ce sont les LED qui se sont dessoudées.

Arrivée dans le port de Torshavn.

Carte suivi

Je passe devant la tour de contrôle du port qui ne me voit pas …

Je trouve une place. Je l’appelle. Il me dit que je peux rester là. Et que je dois aller le voir. Sauf que c’est à 15 mn à pied. Le fait est que c’est un gros port avec beaucoup de ferry donc les « touristes » c’est pas trop son truc. Je lui demande pour l’essence. Il me confirme qu’il n’y en a pas .. C’est lui-même qui m’avait répondu par mail qu’il n’y avait pas de problème … no comment. Il me dit qu’il est très occupé là. En effet, il vient de se rouler une clope et il va la fumer dehors … no comment.

Heureusement, dans la matinée, une des personnes que j’avais appelée (on est samedi en plus) vient me voir. Et me propose une solution. Sa femme son gamin et son chien nous accompagnent jusqu’au dépôt. Là on cherche des bidons. On trouve que des bidons de 20l bien sales avec plein de trucs qui trainent au fond ;-(

Il se rabat sur un fût de 220l qui n’a contenu (que) de l’huile hydraulique. On essaye de vider ce qu’il en reste, puis on charge sur un des camions direction la station service. On remplit 200L. On nous offre le café. Normal, c’est la station qu’il ravitaille d’habitude 😉

Torshavn (1)

Retour au bateau. Sauf qu’entre temps, ils ont relevé les bornes d’accès au quai et on n’a pas le code, donc on ne peut plus passer ! Pas grave, je vire des palettes et un panneau d’interdiction un peu plus loin : ça passe .. juste !

Au bateau, même manip : heureusement j’ai gardé mon tuyau acheté à Kirkwall ! Pour gagner de la hauteur, on met le fût de 200l sur le hayon arrière, en porte-à-faux au-dessus du quai … le plus marrant c’est qu’il est responsable environnement / sécurité de sa boîte de distribution de Fuel et autres … et qu’on fait tout ce qui est interdit ! On arrive à tout transférer 😉 Il a été vraiment cool ce jour là car il ne bossait pas samedi évidemment.

Il est 15h : maintenant il faut que je trouve un hôtel. Tout est complet dans le centre près de la marina, ou un concert en extérieur se prépare. Seul solution, une auberge de jeunesse dans les collines : je prends le taxi.

Une chambre (mitoyenne des WC) sera prête à 16h. J’investis les lieux. Ca change de ma suite à Dublin ou de ma petite chambre à Kirkwall .. mais j’ai une magnifique vue sur le brouillard, les chèvres, les oies et les mouettes ;-). Je fais mon lit, je vais prendre une douche aux sanitaires communs : ah ben oui ça change vraiment de l’hôtel !

Dîner au resto de l’hôtel juste à côté. Il n’y a que cela comme solution. La vue depuis le restaurant doit être exceptionnelle – quand il n’y a pas de brouillard… Buffet à volonté à 45€ : absolument excellent, surtout les différentes sortes de saumon fumé !! Je recommande ! Je retourne dans ma chambre le ventre plein. Je dors 12h.

Retour au bateau.

Pour la troisième fois une personne vient me prévenir que je suis à l’emplacement de quelqu’un qui revient aujourd’hui .. De plus, toutes les ½ heure, et ce depuis hier – mais j’avais pas trop fait attention, un taxi ou un local passe en voiture le long du quai, s’arrête ostensiblement en face du bateau, me fixe bien avec un regard qui en dit long : en fait, je suis constamment surveillé : ils ont visiblement peur que je sois un activiste anti massacre des dauphins … J’ose pas imaginer si j’avais eu le moindre autocollant « Sea Shepherd » sur le bateau : au poste direct !

En fait, je ne voulais pas passer par Féroé pour cette raison, mais ce sont les conditions météo qui m’y ont poussées. Je voulais aller directement de Kirkwall à Reykjavik et vous en réserver la surprise afin de dénoncer ce scandale, mais ça collait pas pour la météo (c’est pour cela que j’ai remis 650 litres à Kirkwall ..)

Bref, je dénonce clairement ce qui se passe ici, sous couvert de « tradition », et qui est complètement gratuite et inutile puisqu’en plus toutes les bêtes massacrées sont ensuite jetées car immangeable … un scandale !

En accord avec mon routeur, je pars ce soir à 19h, le vent sera tombé, et j’aurai de la houle de sud / sud-est, vent et houle étant en baisse constante plus je m’approche de l’Islande => tout bon.

A + pour de nouvelles nouvelles de Reykjavik où je m’attends au même problème de ravitaillement .. ;-(

Carte suivi Départ de Kirkwall Torshavn (1) Torshavn (2) Torshavn (3) Torshavn (4) Torshavn (5) Torshavn (6)

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Etape 4, Kirkwall -> Torshavn

Carte suivi

Voici une étape très courte, seulement 190 mn à parcourir depuis Kirkwall.

Après le difficile remplissage des réservoirs, direction les Iles Féroé; les prévisions du routeur Sea’rout sont favorables, la navigation devrait bien se dérouler.

D’ailleurs, Christophe a pu établir une vitesse de 21 nœuds tout en maitrisant les rendements.

La nuit tombe vite donc vers 20h30, diner en solitaire avec au menu gratin Dauphinois. Malheureusement, Christophe n’avait pas prévu une part supplémentaire pour ses dauphins accompagnateurs!

Augmentation de la vitesse à 23 nœuds sur une bonne distance il faut en profiter!

Puis, notre capitaine a dû se dérouter en raison de la présence de chalutage avec un équipage Russe puis une seconde fois en raison d’un remorquage d’un mètre de large issu d’une plate forme pétrolière, présence très courante dans le secteur.

La température tombe, il faut donc boire du café régulièrement.

La houle grossit mais il est possible de tenir les 20 nœuds. Christophe souligne l’efficacité du Pilote automatique Garmin, aide sans laquelle il serait impossible physiquement d’effectuer ces navigations.

L’arrivée à Tórshavn s’est faite à l’heure estimée dans un port bien plus habitué aux ferries qu’aux bateaux de touristes.

Allez, repos et ravitaillements au programme!

D’autres détails ici

Torshavn (5)

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Dublin -> Kirkwall en vidéo

Suiviez Christophe en direct ici

Voici la vidéo du la traversée de Christophe entre Dublin et Kirkwall.

Notre homme a eu le droit à une mer très calme, aux dauphins à deux reprises mais aussi à une dépression orageuse qui l’a rattrapé avec des éclairs de partout et des grondements incessants.

La fin de parcours fut très agitée, ce qui a contraint Christophe à réduire la vitesse!

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Brest -> Dublin en vidéo

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Christophe nous propose quelques images filmées en mer durant son étape Brest -> Dublin.

La météo et la mer ont été très favorables mais l’on remarque déjà le travail des sièges suspendus Oxyal Seat. Dans le gros temps ils seront encore plus utiles.

Vous remarquerez que Christophe se trouve parfois sur le siège de droite. En fait, il a besoin de changer de position lors des navigations, ce qui explique en bonne parti la présence de deux assises. L’autre raison serait en cas de casse, ça lui servirait de pièces de rechange.

A bientôt pour d’autres vidéos toujours aussi belles mais plus agitées?

Au fil des miles, direction Kirkwall

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Dublin – Kirkwall

Bon, alors vous voulez savoir comment ça s’est passé ? Bien. Voilà.

Plus de détails ?? Ok

Sur la durée totale du trajet de + de 24h, les 19 premières heures ont été idéales : mer très facile, eau à 19°C, grand soleil, des paysages impressionnants – les côtes écossaises sont incroyables = des falaises qui se jettent dans la mer, alternées de prairies verdoyantes – quelques dauphins.

Eau à 18°C

Dès que le soleil disparait, la température chute. Je vais anticiper cette fois-ci : je rajoute une couche de chaud, et je m’impose de manger chaud toutes les 4h. Ca fonctionne : je n’ai quasiment pas souffert du froid, sauf quand je fais mes siestes allongé par terre sur mon matelas : j’ai le vent dans le nez, et avec la vitesse cela m’empêche presque de respirer .. à revoir.

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Eau à 17°C

Arrivé à la dernière bifurcation vers les Orcades, la mer se forme.

Eau à 16°C

A l’occasion je me retourne : gloups ! La dépression annoncée (Eau à 15°C … oui je sais ça descend vite !) est juste derrière moi, en train de me rattraper : des éclairs partout, du tonnerre, et le grain qui m’arrive dessus ! Trempé de nouveau (j’ai pas vraiment de cabine..)

Eau à 14°C

J’ai fait des vidéos assez impressionnantes.

La fin du parcours, soit les 5 dernières heures, sont vraiment dures. Je suis obligé de réduire sérieusement la vitesse … Eau à 13. Heureusement que j’avais pas mal roulé .. euh flotté en début de parcours avec de belles vitesses. Mais c’est fini tout ça : les prochaines étapes seront dures tout le temps !

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Eau à 12°C à Kirkwall !

Accueil par le manager, un papy sympa. Je dois me refaire avec l’accent écossais … ça roule les rrrr ! Les gens sont un peu intrigués par la bateau … il y a même 2 anglaises qui viennent me voir «  aahh c’est vous qui allez faire la traversée » … visiblement quelques personnes sont au courant 😉

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Je trouve un hôtel pas loin : petite chambre mais un bon lit !

J’ai fait ma sieste … maintenant je vais aller tester la cuisine locale !! Il paraît qu’il y a des bières aussi …

 

Etape 3, Dublin -> Kirkwal, du magnifique et du moins bon

IMG_9311Christophe continue sa traversée.

Il a quitté Dublin avec une eau à 19° et durant les 19 premières heures, ça a vraiment été une partie de plaisirs avec mer très facile, grand soleil, des paysages impressionnants – les côtes écossaises sont incroyables. les falaises se jettent dans la mer, alternées de prairies verdoyantes  et  quelques dauphins.

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Au fil des miles, la température de l’eau chute, Christophe a du se vêtir en conséquence et manger toutes les 4h.

A la bifurcation vers les Orcades, changement de conditions, ça se forme et, la dépression le rattrape avec des éclairs partout, beaucoup d’eau, ça gronde!

Puis, ça se complique réellement, notre aventurier se voit contraint de ralentir à 9 nœuds.

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Arrivée à Kirkwall, l’accueil se montre très chaleureux et il rencontre 2 anglaises bien au courant de sa traversée, ça réchauffe!